Le Spandex Zappin’ Party de DJ XL5 débarque au Cercle

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En collaboration avec Fantasia et Vitesse Lumière, le FCVQ présente ce soir, dès 20h, au Cercle le Spandex Zappin’ Party de DJ XL5. Une séance où vidéo et musique s’amusent afin de retracer l’histoire du hair metal des années ’80.

DJ XL5, c’est Marc Lamothe, codirecteur général du festival Fantasia à Montréal. Passionné de cinéma, il rallie son amour de la musique à la vidéo afin de présenter des documentaires humoristiques à propos de différents sujets, que ce soit sur le Mexique, Noël ou encore le rock n’ roll!

L’aventure a commencé en 2004 et consiste, comme son nom le dit, à un zapping de courts et de longs métrages et de vidéoclips, présentés à la façon d’un collage. Entre les films, il ajoute des textures de statiques « comme si on changeait de poste », des vieilles bandes-annonces, des extraits d’émissions de télé. Le fil conducteur : faut que ce soit drôle!

Le volet « Spandex », rendant hommage aux chevelures imposantes, au fluo, au maquillage et à la déchéance qui caractérisent le métal des années ’80, a été inspiré par la collaboration de Fantasia et le festival Heavy MTL. Pour Marc Lamothe, qui a un penchant avoué et assumé pour le kitsch, c’était le moment idéal pour s’aventurer dans cette bulle musicale où la musique et les musiciens étaient plus que jamais des produits de consommation et la célébrité une priorité.

Vous vous rappelez les publicités et longs-métrages douteux de KISS? Eh bien, ils étaient nombreux les groupes qui s’aventuraient dans des campagnes de promotions qui nous semblent aujourd’hui bien ridicules. C’est ce que Marc Lamothe a rassemblé pour notre grand plaisir, mais aussi pour le sien! Ainsi, attendez-vous à voir plusieurs extraits tirés de MTV et de la mythique émission Solide Rock animée par Paul Sarrasin à Musique Plus!

Une soirée pour les nostalgiques du genre qui veulent rire un bon coup, animée par le flamboyant Marc Lamothe!

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Prédiction Sélection officielle TFO

Après une dizaine de jours bien remplis de projections cinéma, il est enfin temps de choisir le lauréat de la Compétition officielle TFO. Pour vous rafraîchir la mémoire, voici un résumé des films présentés en compétition officielle TFO.

Dead man talking
Un condamné à mort réussit à éviter son exécution lorsqu’un flou dans la loi lui permet de repousser l’instant de sa mort. Avec une touche d’humour, le film abordait un thème encore tabou de nos jours. C’est le réalisateur Patrick Ridremont qui incarne le personnage principal.

Don Jon
Véritable film ovni dans la sélection officielle, Don Jon jouera le tout pour le tout. Réalisée par Joseph Gordon-Levitt, cette comédie utilise tous les stéréotypes possibles afin de faire une critique sociale de l’amour et de l’indépendance.

J’espère que tu vas bien 2
Dans J’espère que tu vas bien, les comédiens David La Haye et Marie-Chantal Perron avaient réussi à tourner un film en un seul plan-séquence improvisé. Pour cette suite, les comédiens répètent l’expérience pour un autre 90 minutes mais cette fois en compagnie aussi de Hugo St-Cyr, Richard Robitail et Sylvie Léonard.

Kid
Kid est un enfant silencieux. À la suite du décès de sa mère, il doit aller vivre avec son oncle et sa tante, ce qui le renfermera davantage dans son monde. Kid est un film introspectif avec des dialogues très épurés.

L’autre maison
Deux frères ne s’entendent pas sur la manière dont ils doivent prendre soin de leur père, dont l’état de santé se détériore. Film touchant de Mathieu Roy, on explore d’une manière réaliste les façons dont les personnes confrontées réagissent face à la maladie. Marcel Sabourin et Roy Dupuis sont très convaincants dans leurs rôles.

The Broken Circle Breakdown
C’est l’histoire d’amour entre deux personnes aux caractères complètement opposés. Une histoire d’amour passionnelle jusqu’à ce qu’un drame les fasse vasciller. Personne n’envierait le destin de ces deux personnages. Ce film de Felix Van Groeningen défendra la Belgique aux Oscars cette année.

Une jeune fille
Après le décès de sa mère, une jeune fille retourne en Gaspésie afin de retrouver une plage où sa mère rêvait de retourner. Elle fera la rencontre de Serge, un fermier peu bavard. Malgré leur caractère opposé, ces deux êtres solitaires finiront par s’apprivoiser. Le film réalisé Catherine Martin possède une belle facture visuelle.

 Arrugas
Alors qu’il présente des problèmes de mémoire, Emilio est placé dans un centre d’hébergement pour personnes âgées. Nous assistons à son arrivée et à son adaptation. Ses nouveaux amis l’avertissent qu’il doit être le plus normal possible s’il ne veut pas atterrir au second étage où sont les pensionnaires à problème lourd. Très belle adaptation du roman Rides de Paco Roca.

Pour ma part, il y a deux films que je verrais remporter le lauréat de la Compétition officielle TFO. Tout d’abord, The Broken Circle Breakdown, car il s’agissait d’un très bon film, une véritable leçon de cinéma tant au niveau du scénario, du montage que de la direction d’acteurs. Mais personnellement, j’aimerais beaucoup qu’Arrugas remporte le prix. C’est un excellent film d’animation qui réussit à combiner plusieurs émotions à la fois. Avec l’humour, le réalisateur Ignacio Ferreras réussit à rendre plus acceptable des moments émotionnellement difficiles. Le film traite aussi de la maladie, du vieillissement et de la mort, des thèmes qui ont été particulièrement exploités pour cette troisième année au FCVQ.

On se donne rendez-vous à la remise de prix, qui se déroulera samedi soir au Palais Montcalm à 19h30.

Amsterdam

AMSTERDAM_AFF_27x39_lowres2013. Thriller psychologique. Canada. 105 minutes. Attraction Images.
Réalisateur : Stefan Miljevic
Acteurs : Robin Aubert, Gabriel Sabourin, Louis Champagne.
Accéder à la fiche FCVQ.
Présenté le 28 septembre 2013 au Palais Montcalm à 19h00.

Sam (Robin Aubert), Jeff (Gabriel Sabourin) et Marc (Louis Champagne) sont trois amis d’enfance. Ils profitent d’un weekend de pêche afin de faire le voyage de leur vie. Ils mentent à leur famille et s’envolent vers Amsterdam, où ils profiteront de l’alcool, du sexe et de la drogue. Alors que le périple touche à sa fin, Sam annonce son intention de ne pas quitter Amsterdam. À leur retour, Jeff et Marc essayeront de faire à croire aux autres que Sam s’est perdu dans la forêt. Ce mensonge provoquera une réaction en chaîne.

 d’enfance. Ils profitent d’un weekend de pêche afin de faire le voyage de leur vie. Ils mentent à leur famille et s’envolent vers Amsterdam, où ils profiteront de l’alcool, du sexe et de la drogue. Alors que la fin du périple touche à sa fin, Sam annonce son intention de ne pas quitter Amsterdam. À leur retour, Jeff et Marc essayeront de faire à croire aux autres que Sam s’est perdu dans la forêt. Ce mensonge provoquera une réaction en chaine.

Amsterdam, le premier long métrage de Stefan Miljevic, est un film traitant de l’amitié, du mensonge et de la liberté. Chacun de ces personnages incarne l’une de ces thématiques. À travers eux, le réalisateur explore les méandres de l’âme humaine. En effet, alors que les trois compagnons semblent vivre une vie idyllique, il en est totalement autrement. Plus le film avance, plus nous découvrons les travers des différents personnages. Le départ imprévu de Sam fera éclater au grand jour des secrets inavouables. Malgré le ton sérieux du film, les scènes où les deux amis doivent trouver une excuse pour justifier l’absence de Sam sont amusantes.

La chimie opère à l’écran entre les trois acteurs principaux. D’ailleurs, le film a été scénarisé par deux d’entre eux : Louis Champagne, Gabriel Sabourin et Stefan Miljevic signent le scénario. Marie-Chantal Perron offre une performance très forte dans le rôle de la sœur du disparu. Suzanne Clément est excellente comme toujours.

Photo: Les films Sévilles

Amsterdam est présenté en film de clôture du Festival de cinéma de la Ville de Québec. Le film prendra officiellement l’affiche en salles au Québec le 11 octobre prochain.

J’espère que tu vas bien 2

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Hier était présenté au Palais Montcalm le deuxième volet de J’espère que tu vas bien, une jeune série de films signée David La Haye. Le concept est simple est complexe à la fois : créer un film d’une heure trente, improvisé et filmé en plan séquence.

Accompagné des acteurs de son film, Marie-Chantal Perron, Richard Robitaille et Hugo St-Cyr, le réalisateur a commenté ses intentions de se lancer dans la suite de J’espère que tu vas bien dans le but d’aller au bout de sa démarche artistique. Dans ce deuxième film, les lacunes par rapport à la stabilité de l’image et à la musique présentes lors du premier « essai » sont disparues. David La Haye était surtout motivé à livrer une œuvre et un produit « présentable », ce qui, selon lui, n’était pas tout à fait le cas l’année dernière.

Toutefois, le concept ayant fait ses preuves, il n’était pas question de laisser tomber l’improvisation et le plan-séquence. Unique, J’espère que tu vas bien est même le tout premier film du genre, à travers le monde. Malgré tout, les acteurs se sont avoués intimidés par cette démarche inusitée. Richard Robitaille compare cette expérience à un Capture d’écran 2013-09-28 à 15.29.39saut en bungee… sans élastique. Bien que chaque acteur connaisse le canevas général où le réalisateur veut aller dans l’histoire, et qu’ils connaissent les intentions de leur personnage, demeure qu’aucun texte n’est écrit. Ils doivent se préparer individuellement en s’inspirant de ce qu’ils connaissent de leur propre personnage, sans plus.

Selon Marie-Chantal Perron, il faut se « garder ouvert à l’esprit des autres, sinon on n’attrape pas les balles qu’on nous envoie et le film n’avance pas ». Ce à quoi David La Haye avoue que cet exercice nécessite un état de concentration et d’écoute exceptionnelle.

Si ce film tourne autour de l’amour, de l’entraide et de l’amitié, c’est aussi grâce à cela que la petite équipe a décidé de se lancer ensemble dans ce projet, disons-le, assez fou! « Si je n’avais pas été amie avec David, je n’aurais peut-être pas embarquée. C’est un film sur l’amitié et c’est par l’amitié qu’il existe! », a confié Marie-Chantal Perron. D’ailleurs, c’est entre autres grâce à la générosité de plusieurs internautes que le film a pu être financé à l’aide du site de socio financement haricot.ca.

Ambitieux, David La Haye a conclu cette rencontre sous le dôme en annonçant qu’il travaillait déjà sur un troisième volet. Cette fois, l’histoire se déroulerait ici, à Québec! En fait, le réalisateur voit grand pour son concept et souhaite créer 10 J’espère que tu vas bien. Il rêve même que son idée devienne une initiative au même titre que le mouvement Kinö et que partout dans le monde on crée des longs-métrages improvisés.

C’est à suivre!

 

Le jury sous le dôme

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Tout bon festival de cinéma a une sélection de films en compétition. Le FCVQ ne faisant pas exception, l’événement de Québec a recruté quelques personnalités bien établies dans le milieu cinématographique de la province afin de juger les huit films en compétition. Parmi ceux-ci, notons Don Jon, L’autre maison, Dead Man Talking, et J’espère que tu vas bien 2 présenté ce soir au Palais Montcalm. L’équipe du festival a profité de la présence sous le dôme des réalisateurs, et membres du jury, Anaïs Barbeau-Lavalette et Maxence Bradley afin de discuter de leur rôle de juré.

D’emblée, Anaïs Barbeau-Lavalettre avoue que pour être un bon juré, il faut être disposé à recevoir une histoire. Elle va même jusqu’à parler d’une « hyper réceptivité ». Selon elle, tous les films sont porteurs de messages, et qu’on aime ou pas un film, on doit être capable d’en dégager les points forts autant que les faibles afin de livrer une analyse juste.

D’ailleurs, la réalisatrice d’Inch Allah avoue que ce qui la séduit le plus dans un film, c’est la signature que le réalisateur réussit à amener à son œuvre. Selon elle, c’est cette personnalité propre à chaque film qui montre qu’ils appartiennent bien à quelqu’un, qu’ils ont été faits avec passion. Ce à quoi Maxence Bradley ajoute qu’« on le sait tout de suite quand on aime ou pas un film, dès les premières minutes » puis que cela peut brasser Capture d’écran 2013-09-27 à 14.23.25beaucoup de choses en nous. Avec l’exemple de Retour vers le futur I, il a même confié au public que cette production a totalement changé sa vie et qu’elle est à la source même de son désir de créer des films.

Ce sentiment qu’a suscité en lui cette production, qui est souvent propre à chacun, est ce qu’il recherche en tant que cinéphile, mais, dans ce cas-ci, en tant que juge pour le FCVQ. Ainsi, pour chacun d’eux, le plus difficile sera certainement de délibérer sur le film à déclarer vainqueur de cette troisième édition.

Questionnés sur l’avenir du Festival de Cinéma de la Ville de Québec, les deux réalisateurs étaient unanimes : nous assistons à la naissance d’un événement important. Pour Anaïs Barbeau-Lavalettre, c’est surtout grâce à sa programmation qu’elle décrit comme étant très riche et diversifiée en genres. Ce qui peut apaiser la soif de ceux en constante recherche de bons films. Du côté de Maxence Bradley, c’est plutôt la nécessité pour chaque grande ville d’avoir son propre festival qui assura la survie du FCVQ. « Avoir un festival, c’est prendre position sur la culture. Ça permet de socialiser sur les œuvres et de rencontrer les artisans et le public pour lequel on les fait, ces films. »

Rencontre avec Frima FX

Capture d’écran 2013-09-26 à 14.28.09C’est sous un dôme rempli d’étudiants en animation 3D des différentes institutions scolaires de Québec que l’équipe de Frima FX est venue nous présenter son travail autour du film Titans of the Ice Age 3D. Technique, cette rencontre a permis de démystifier les différentes étapes de la création d’un film d’animation en trois dimensions.

Avec la présence de Richard Bergeron, directeur artistique, Yan Tremblay, directeur des animations 3D, et Nathalie Girard, directrice de la composition, la conférence s’est aventurée dans les étapes de pré production, production et post production.

Ainsi, Richard Bergeron a brisé la glace en nous partageant les procédures de repérages réalisées pour le film Titans of the Ice Age. À l’aide de plusieurs photographies, les festivaliers ont pu se transporter à Los Angeles où l’équipe s’est inspirée des lieux arides et des grottes qui s’y trouvent pour créer des environnements réalistes pour les créatures pré historiques. D’ailleurs, monsieur Bergeron a insisté pour dire qu’un film d’animation ne se fait pas seulement  de façon artistique. Il faut une vision scientifique afin de créer Capture d’écran 2013-09-26 à 14.29.16quelque chose de crédible. C’est pourquoi ils ont fait affaire avec des musées, comme le La Brea Tar Pits, et des paléontologues. Il a conclu son intervention en nous partageant différentes planches techniques de modélisation de mammouths et d’autres mammifères disparus.

Yan Tremblay a pris ensuite la relève afin de nous présenter quelques techniques de son travail d’animation en trois dimensions. Grâce à plusieurs démonstrations, il a expliqué que chaque animation est faite à partir de références réelles. Par exemple, l’utilisation de vidéos Youtube d’animaux comparables aux créatures du film fut très utile afin de créer des mouvements réalistes. Il nous a partagé également quelques vidéos maison réalisées chez lui où il tentait de créer des mouvements qu’il n’avait pas pu retrouver en ligne. Probablement un des moments les plus cocasses de la soirée!

Pour clore la rencontre, c’est finalement Nathalie Girard à la composition des images qui est venue partager son processus de création des effets visuels du film. Elle nous a expliqué brièvement que son équipe avait la tâche d’assembler toutes les étapes de production précédentes et d’y ajouter réalisme et beauté.

Titans of the Ice Age 3D sera sur les écrans IMAX dès ce vendredi.

Kid

kid 12012. Drame. Belgique. 90 minutes. Prime Time, N279 Entertainment, Versus Production.
Réalisateur : Fien Troch
Acteurs : Bent Simons, Gabriela Carrizo, Maarten Meeusen.
Accéder à la fiche FCVQ.
Présenté le 25 septembre 2013 au Cinéma Cartier à 16h30 ou le jeudi 26 septembre au Palais Montcalm à 16h30.

Kid, âgé de sept ans, vit avec son frère Billy et sa mère célibataire. Malgré une situation difficile à la maison, Kid se sent en sécurité auprès de sa mère. À la suite du décès de celle-ci, les deux garçons emménagent chez leur oncle et tante. Ce changement pousse Kid dans un isolement plus profond. Au fond de lui, il souhaite être auprès de sa mère un jour.

Les deux précédentes réalisations de Fien Troch, Someone Else Happiness (2005) et Unspoken (2008), abordaient la thématique de l’enfance brisée. Avec Kid, la réalisatrice continue à explorer cette voie. Parsemé de plans larges et silencieux, le film semble vouloir faire vivre une expérience hors du commun à son spectateur. Il le désoriente. Kid n’est pas axé sur les dialogues, mais plutôt sur ses qualités plastiques. D’ailleurs, plusieurs de ses plans sont très bien composés, plongeant efficacement le public dans l’univers contemplatif du film.

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Photo: fcvq.ca

Le film est présenté en Compétition officielle TFO dans le cadre du Festival de cinéma de la Ville de Québec. Retenons aussi que la réalisatrice Fien Troch a remporté une mention spéciale pour sa réalisation au Ghent International Film Festival l’an passé.