Le jury sous le dôme

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Tout bon festival de cinéma a une sélection de films en compétition. Le FCVQ ne faisant pas exception, l’événement de Québec a recruté quelques personnalités bien établies dans le milieu cinématographique de la province afin de juger les huit films en compétition. Parmi ceux-ci, notons Don Jon, L’autre maison, Dead Man Talking, et J’espère que tu vas bien 2 présenté ce soir au Palais Montcalm. L’équipe du festival a profité de la présence sous le dôme des réalisateurs, et membres du jury, Anaïs Barbeau-Lavalette et Maxence Bradley afin de discuter de leur rôle de juré.

D’emblée, Anaïs Barbeau-Lavalettre avoue que pour être un bon juré, il faut être disposé à recevoir une histoire. Elle va même jusqu’à parler d’une « hyper réceptivité ». Selon elle, tous les films sont porteurs de messages, et qu’on aime ou pas un film, on doit être capable d’en dégager les points forts autant que les faibles afin de livrer une analyse juste.

D’ailleurs, la réalisatrice d’Inch Allah avoue que ce qui la séduit le plus dans un film, c’est la signature que le réalisateur réussit à amener à son œuvre. Selon elle, c’est cette personnalité propre à chaque film qui montre qu’ils appartiennent bien à quelqu’un, qu’ils ont été faits avec passion. Ce à quoi Maxence Bradley ajoute qu’« on le sait tout de suite quand on aime ou pas un film, dès les premières minutes » puis que cela peut brasser Capture d’écran 2013-09-27 à 14.23.25beaucoup de choses en nous. Avec l’exemple de Retour vers le futur I, il a même confié au public que cette production a totalement changé sa vie et qu’elle est à la source même de son désir de créer des films.

Ce sentiment qu’a suscité en lui cette production, qui est souvent propre à chacun, est ce qu’il recherche en tant que cinéphile, mais, dans ce cas-ci, en tant que juge pour le FCVQ. Ainsi, pour chacun d’eux, le plus difficile sera certainement de délibérer sur le film à déclarer vainqueur de cette troisième édition.

Questionnés sur l’avenir du Festival de Cinéma de la Ville de Québec, les deux réalisateurs étaient unanimes : nous assistons à la naissance d’un événement important. Pour Anaïs Barbeau-Lavalettre, c’est surtout grâce à sa programmation qu’elle décrit comme étant très riche et diversifiée en genres. Ce qui peut apaiser la soif de ceux en constante recherche de bons films. Du côté de Maxence Bradley, c’est plutôt la nécessité pour chaque grande ville d’avoir son propre festival qui assura la survie du FCVQ. « Avoir un festival, c’est prendre position sur la culture. Ça permet de socialiser sur les œuvres et de rencontrer les artisans et le public pour lequel on les fait, ces films. »

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